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187° Chapitre

DINANT  (Lavenir.net)

On attendait cette disnée depuis 963 jours! - Le roi de la flamiche a mangé 9 morceaux, la reine en a mangé 4

CQFDRoi1872 

Le 187e chapitre de la flamiche a débuté sous une température lourde et s’est achevé sous le grondement d’un orage. Pour la disnée qui a suivi, et qui accueillait 470 convives, il faisait un peu meilleur. À côté des 125 flamiches commandées chez les boulangers-pâtissiers Frippiat et Defossez, la confrérie avait aussi prévu 280 flacons de Savigny-les-Beaune de l’année 2014, signé Pavelot, vigneron et lui-même quartenier d’honneur. Cette disnée, à cause du Covid, on l’attendait depuis 963 jours!

Six nouveaux quarteniers

Six nouveaux quarteniers d’honneur ont été accueillis, parmi lesquels quatre Dinantais. Il s’agit de Philippe Lonnoy, Dinantais instituteur à Philippeville; Bastien Scouperman, un infirmier d’Anseremme; Philippe Henin, le commissaire de police en retraite de la zone des Arches, des Isnes; Jean-Luc Mossiat, un agent pénitentiaire de Bouvignes; Yvan Serré, un pompier en retraite, de Dinant; Stéphane Vandesande, le directeur du Conservatoire Adolphe Sax – Arts et scène.

Trois quarteniers d’honneur, en raison de leur ancienneté et de leur fidélité à la confrérie, ont redit leur serment dans les mains du grand bailli, le bourgmestre Thierry Bodlet, et ont été promus grands officiers. Il s’agit de Léon Charlot (Purnode), Philippe Laduron (Celles) et du Dr Abdi Roudbar (Dinant).

Du vin pour économiser l’eau

Le grand échanson Godefroy Perot a glissé quelques saillies aux nouveaux venus et promus, en lien avec leur métier. À Philippe Henin: «En tant qu’ancien policier, j’imagine que vous boirez du Savigny de façon responsable. Comme moi! Je n’en renverse jamais une goutte.» À Bastien Scouperman: «Lever le coude reste une excellente excuse pour ne pas baisser les bras! Et ouvrir une bouteille de vin active quatorze muscles!» À Yvan Serré: «Je fais tout pour aider la nature et les pompiers. Si je bois du vin, c’est surtout pour économiser l’eau!» Au docteur Roubdbar, enfin: «Tu connais le secret pour apprécier un bon vin: le servir dans un beau verre et le laisser respirer; s’il n’a pas l’air de bien respirer, tout de suite, lui faire du bouche-à-bouche!»

Second volet du week-end saisonnier de la flamiche: le concours du plus gros mangeur de cette spécialité dinantaise. Sous la forte température de dimanche, l’appétit était moins pantagruélique que d’habitude. Seize flamiches, soit 128 morceaux, fabriquées par le pâtissier Michel Defossez, étaient à avaler. La vingtaine de concurrents, parmi lesquels trois dames, n’en ont mangé finalement qu’une centaine, le reste étant distribué au courageux public qui fondait au soleil. Il faisait une telle chaleur que le quartenier Axel Tixhon a dû ventiler un concurrent avec sa barrette…

Le gagnant de cette édition est Olivier Capelle, un sexagénaire de Durnal, ancien chef d’atelier à la Ville de Dinant et ingénieur à la Ville de Namur, avec quasiment neuf morceaux de flamiche. Mme Vandenbroek, une habituée du tournoi et première dame au classement, en a pour sa part enfilé quatre. Les deux concurrents ont été couronnés par le bourgmestre, Thierry Bodlet. À noter qu’Édouard Capelle, le fils du vainqueur, a ingurgité cinq morceaux de flamiche.

Le concours, d’une durée de 45 minutes, s’est déroulé sous l’œil des géants dinantais et du Cheval Bayard. Il a été animé par la chorale des Joyeux quarteniers. Celle-ci compte un nouveau membre : le talentueux musicien Alain Crépin, ancien chef de musique de la Musique de la force aérienne.

CQFDRoi1872

Pour donner la pleine mesure de ce concours, rappelons la recette de fabrication de la flamiche: 500 g de pâte de pain améliorée, 250 g de beurre, 500 g de fromage boulette (de Romedenne), 13 œufs (tarte de 30 cm) ou 15 (tarte de 35 cm), poivre (beaucoup) et sel. Cuire au four à 220 degrés pendant 20 minutes. Déguster la flamiche dès sa sortie du four, en l’accompagnant d’un excellent vin de Bourgogne. (Michel Motte)

186° Chapitre

Chapitre 186

On complète les rangs chez les quarteniers (Lavenir.net)

Après deux ans d'abstinence, la confrérie de la flamiche a tenu chapitre pour la 186 fois. Et le bourgmestre a été promu.

C’est un beau roman, une belle histoire…

C'est le grand chancelier de la confrérie des quarteniers de la flamiche dinantaise (CQFD). Henri Bourdon, qui le disait en fin de 186 chapitres tenus à l’hôtel de ville de Dinant samedi en fin. Il n’a pas chanté ce refrain d'une chanson de Michel Fugain mais le cœur y était. C’est long deux ans sans chapitre, sans se revoir, en effet. Et bien qu’on n’y ait intronisé comme compagnons d’honneur que cinq amis de ka confrérie, ce fut un chapitre très apprécié.

En commençant par l'adoubement du nouveau bourgmestre de Dinant, Thierry Bodlet comme grand bailly de monseigneur le roy. Il a succédé dans la fonction à Axel Tixhon, Richard Fournaux. Émile Wauthy, Émile Bourdeaux. Jean Goffart, Maurice Roulin, etc. Il a revêtu l'uniforme de la confrérie au point que de sa chemise blanche enfouie dans la robe rouge ne ressortait qu'un nœud immaculé. Trois membres du Grand Conseil lui ont prêté main forte pour ajuster de cette robe bordée de vert au bout du bras, de la barrette du gorgerin et des gants blancs. Protocole oblige, il prêta aussi serment. Il a eu aussi droit, pour la circonstance, à la Grand Conseil, une sonnerie de fanfare de vénerie créée par Vincent de Hovre et jouée par les Veneurs de la Meuse.

La flamiche tout aussi de circonstance pouvait enfin faire son entrée dans la salle et présider également l'adoubement de deux nouveaux confrères. D'abord Benoît Sonveaux, ancien commissaire de la zone de police de Haute-Meuse. Après avoir été policier à Dinant, le voilà gardien de la confrérie. Patrick Soreil, comédien bien connu de la troupe dinantaise du Rocher Bayard et ancien employé de banque, est lui devenu grand argentier. Ils ont tous deux été aidés pour vêtir le nouveau costume et ont aussi prêté serment. Les trois nouveaux membres du Grand Conseil avaient aussi le plaisir de goûter à la flamiche et au Savigny 1988, de la Cousine rie de Bourgogne. À Patrick, le grand échanson devait dire, avec son humour habituel : « Ton arrivée tombe à pic. Je cherche des personnes pour créer un club de lecture et boire du vin. Mais, tu sais, il n'est pas indispensable de savoir lire ! »

Retrouvant le scénario habituel, le chapitre devait se poursuivre en accueillant cinq nouveaux quarteniers d'honneur. Chacun, avant de goûter flamiche et Savigny devait entendre de la voix de son parrain des anecdotes dont ils ont été les héros ou leurs qualités humaines, celles-là pour lesquelles ils étaient intronisés. Ce fut le cas de Luc Jacquemin, un agriculteur de Blaimont, à qui le Grand échanson n'hésita pas à dire qu'il boirait son lait quand ses vaches mangeraient du raisin. A Alain Lamour, de Bioul, Jean Luc Pierson, de Dinant, a dit « j’ai lu dans la rubrique fait diversque boire peut faire mal, meme tres mal. Alors j’ai tout de suite arrêté de lire ». Présenté par Axel Tixhon, Jean-Marie Poncelet, fonctionnaire de haut niveau originaire de Beauraing mais habitant Falmignoul, membre également de la troupe du Rocher Bayard a dû saisir au vol, avant de déguster le Savigny, une phrase pleine de sens : « le vin, c'est la poésie en bouteille ».

De Falmignoul aussi, Thierry Pozzi, dans les griffes humoristiques du Grand Rhétoriqueur, Marc Navet, s'est sans doute demandé où on était allé chercher tant de choses amusantes sur lui... «Allons, franc maçon, lança son parrain à cet entrepreneur en bâtiment et inventeur d'un four à pains ».

Côté promotions, trois vignerons bien connus de Savigny-lès-Beaune, grands amis de la confrérie dinantaise ont gravi un échelon en plus: Guillaume Camus est devenu Grand Officier et Maurice Stephen et Hughes Pavelot, Commandeurs. Point de disnée, cette fois mais l'annuelle soirée de gala qui rassembla plus de 240 personnes à la Balnéaire.

MICHEL MOTTE

Cher Quartenier

BlasonCher Quartenier,

vous reprendrez bien un quartier ?

Oui, surtout si c’est le quartier Saint-Nicolas, berceau de notre Confrérie !

En effet, la royale CQFD tiendra son prochain chapitre au kiosque « Le Tour de Monsieur Sax » le samedi 4 septembre à 15h.
Elle y procédera uniquement aux promotions qui n’ont pas pu être honorées pour cause de pandémie.
Tout va enfin pouvoir à nouveau tourner rond : le kiosque, la flamiche et les platines des gorgerins.
Cette cérémonie sera immédiatement suivie du 73ème tournoi du plus gros mangeur de flamiche. Ainsi, il aura fallu attendre une crise sanitaire mondiale pour voir ce concours - qui n’occasionne, lui, que des crises de foie - revenir dans les jardins du Casino. Les inscriptions sont dès à présent ouvertes : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Ce chapitre et ce tournoi constitueront donc une manière originelle et originale de redémarrer la vie de notre Confrérie !
Qu’on se le dise : Copère d’abord !

La flamiche orpheline de son concours

La flamiche orpheline de son concours (lavenir.net)

concoursC’est une tradition immuable à Dinant. Le premier week-end de septembre, la ville a l’habitude de festoyer à l’occasion de sa braderie commerciale. Parmi les points d’orgue des réjouissances, le pittoresque concours du plus grand mangeur de flamiche, cette tarte au fromage dinantaise mise à l’honneur par la Confrérie des Quarteniers de la flamiche dinantaise (CQFD).

Mais cette année, pas de braderie et donc pas de concours. «C’est la première fois depuis sa création en 1946, explique, résigné, le grand maître chancelier Henri Bourdon. Mais il fallait se rendre à l’évidence. D’une part, il était impossible de garantir les contraintes de distanciation tant au niveau du public que de la chorale appelée à animer le tournoi. D’autre part, ces festivités s’intègrent dans une globalité festive engendrée par la braderie. Sans celle-ci, cela devenait très compliqué».

C’est donc un pan de folklore local qui doit faire l’impasse cette année sous l’effet du Covid-19. Le record du concours, soit 11 morceaux et 3/4 avalés en une heure de temps, n’est pas encore près de tomber. Mais le sera-t-il un jour lorsque l’on sait qu’une tarte comprend 8 morceaux et se compose de 500 gr de pâte de pain améliorée, 250 gr de beurre, 500 gr de boulette de Romedenne, 13 œufs, du sel et du poivre?

De même que le concours, le chapitre des Quarteniers dit «du tournoi» et la disnée qui s’ensuit sont, eux aussi, annulés. Pas de ban bourguignon au programme cette année pour les 500 convives qui prennent part à ces agapes rabelaisiennes arrosées d’un nectar rouge.

Qu’à cela ne tienne, les amateurs de flamiche pourront néanmoins se consoler puisqu’à défaut de la savourer collectivement, ils pourront la déguster en privé en se la procurant chez tous les bons boulangers dinantais.