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176° Chapitre

Lavenir.net: Michel MOTTE

 Des jeunes mais aussi des moins jeunes candidats sont devenus compagnons d’honneur de la confrérie des quarteniers de la flamiche.

176chapitre

La confrérie des quarteniers de la flamiche dinantaise a tenu son 176e chapitre. Organisé en avril, il est, traditionnellement, appelé chapitre du printemps et est dédié à la jeunesse. Il était honoré de la présence des Veneurs de la Meuse. Les six nouveaux intronisés dans la confrérie ont dégusté la flamiche et le nectar de circonstance, en l’occurrence un Savigny-les-Beaune 1988 de la Cousinerie de Bourgogne, servi en magnum. Tous l’ont fort apprécié. L’un des six, chose peu courante, en a même redemandé un coup. Point de grossièreté dans cette demande, Pascal Deresteau, le nouvel organiste de la chorale des Quarteniers, a suivi l’Échanson qui lui demandait la définition d’un bon vin et lui soufflait la réponse: c’est quand on en prendrait bien un deuxième verre… Avant lui, Thomas Bouillon et Thomas Delatte, deux jeunes cadets, qui entourent les cortèges de la confrérie, en habits de soldats médiévaux, portant fanions sur lesquels figurent les noms de quartiers de Dinant, ont prêté serment. Ils entraient ainsi dans le premier stade du cycle de la confrérie.

Ce chapitre du printemps était du genre très calme. On ne peut pas dire que les parrains ont trop chambré leurs filleuls. Nous retiendrons, pour le fun, ce qu’a dit du foot américain à Axel Materne, le Grand Rhétoriqueur: «ce n’est pas un sport de contact mais de collision, il n’y a pas de vainqueurs mais des survivants…» Et l’Échanson ajoutait après la dégustation du Savigny: «chaque jour, des centaines de bouteilles prennent la poussière chez les cavistes. Faites un geste. Adoptez un vin. Maternez-le! » À Julien Sepulchre, son beau-fils, il lançait: «j’ai décidé de ne boire du vin que les jours en… au hasard… en i: lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et aujourd’hui… i. À un autre nouveau compagnon d’honneur, Michel Stil, il disait: «les gens disent que boire du lait, ça rend fort. Bois cinq verres de lait et essaie de bouger un mur, bois cinq verres de bon vin… Le mur bouge tout seul.» Luc Detal, un vieux encore jeune, a été un peu plus chambré: l’ancien gendarme qu’il fut et le patriote qu’il est resté s’est vu rappeler quelques faits non héroïques mais comiques de sa vie et, en conclusion, avant de déguster le Savigny, il lui a été demandé d’aider «à sauver une bouteille de vin des 336 qui allaient être servies à la disnée» en même temps que 134 flamiches odorantes et dégoulinantes préparées par la boulangerie-pâtisserie Van den Driessche, de Falmignoul.

Des promotions

Le chapitre a été suivi de promotions. C’est ainsi que Bruno Dardenne, Jean-Philippe de la Croix (un magistrat à qui le grand bailli du Roi, Richard Fourneau, s’est plu à remettre l’insigne de sa promotion), André Degueldre, Benoît Delatte, Olivier Hanoul, Pascal Moreau et Alain Stelleman sont devenus Grands Officiers. Michel Beghuin, Georges Hyat et Olivier Sirjacques ont accédé à l’avant-dernier niveau de la confrérie, celui de Commandeur. Et Robert Randolet qui a estimé que le Savigny était meilleur qu’une Stella», André Rulkin, Albert Simon et José Villé sont devenus, récompense suprême, Commandeurs majors.